Le Rêve d’Oliver

L'histoire poignante d'un orphelin affamé de liberté, d'identité, mais surtout d'amour…

Une étincelle naît à l'aube, celle qui anime le cœur du jeune Oliver.

Pensionnaire affamé d'un orphelinat, c'est dehors qu'il nourrira son sourire à l'abri des regards.

Son plus grand pouvoir est l'origine de cette même étincelle : le rêve.

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Ils en parlent...

Oliver Twist s’échappe de l’orphelinat et va chiper un pain à une bourgeoise, sur le marché de Londres. Avant d’être puni par l’affreux M. Prickett.

Cette adaptation musicale d’Oliver Twist est portée par cinq comédiens talentueux. Oliver embarque le public dans sa joie de vivre indocile, avec son sourire juvénile, sa fossette et sa voix juste. Dans la petite salle du théâtre, pas besoin de micro. Les chansons sont poussées a cappella, pour le bonheur des oreilles. Les plus petits peuvent être apeurés par M. Prickett qui jette Oliver au sol, lui crie dessus et le punit. Avec sa partenaire tout aussi méchante, ils ont l’idée de faire manger des rats aux orphelins. Le tyran noie sa noirceur dans l’alcool, et malgré les punitions, Oliver rêve, se sauve dans les rues de Londres. Les panneaux du marché deviennent les murs de l’orphelinat, en alternance. Le spectacle intègre des personnages bienveillants, comme un facteur, un Londonien de bon conseil et surtout, une bienfaitrice qui adoptera Oliver. Les chansons sont bien écrites, la mise en scène intelligente. Une réussite.

Il est des spectacles musicaux qui séduisent par leur qualité et non par la quantité, Le rêve d’Oliver en fait partie. Un spectacle qui, sans prétention, n’a pas à rougir face à certains qui s’autoproclament « grand spectacle » et qui tentent grace à des budgets pharaoniques ou à une tête d’affiche de ramener du monde. Ceux là n’ont pas compris que l’argent ne suffit pas. C’est d’ailleurs la leçon que donne cette adaptation très librement d’Oliver Twist. Une bonne histoire, de la passion et cela suffit ! Pour le reste, les comédiens et commédiennes sont à l’image de la production, honnêtes et généreux mais aussi justes ! On ne dit pas ça seulement parce qu’on connaît bien un des comédiens qui, au passage, est parfait pour ses débuts dans le théâtre parisien privé.

Il est vrai qu’on est d’abord décontenancé par l’absence de personnages emblématiques d’Oliver Twist mais on comprend, bien vite, que l’auteur n’a gardé que quelques fondations de l’oeuvre originale pour en créer une plus imtemporelle et plus accessible.

Le décor utilisé fait son petit effet. Le texte est simple sans être creux et reste ainsi accessible aux plus jeunes qui sans être sollicités participent à la narration. Preuve que la mise en scène fonctionne : n’y a t-il pas plus honnête qu’un enfant ?

On se laisse entraîner par la musique, elle aussi, sage. Ne vous attendez pas nous plus à des vibes de la part des comédiens/chanteurs, ce n’est pas pour ce show-ci et c’est tant mieux. Vous serez, par contre étonnés de voir un numéro de claquettes simple, efficace. Le genre de prestation encore beaucoup trop rare dans le paysage du musical français pour être souligné.

 Le rêve d’Oliver est un spectacle qui satisfera les curieux de tous âges.

 

  • Du 20 Novembre 2021 au 30 janvier 2022
  • Les mercredis, samedis et dimanches à 16h
  • Vacances de Noël, du 18 décembre 2021 au 2 janvier 2022 :
  • Tous les jours à 16h, sauf les jeudis 23 et 30 décembre : séance à 14h20
  • Relâches : 25 décembre 2021 et 1 janvier 2022
  • Spectacle musical
  • A partir de 4 ans
  • Durée : 55 mn
  • Tarif plein : 15 €
  • Tarif réduit * : 12 €
  • Tarif enfant ** : 12 €
  • * pour les moins de 26 ans, étudiants, plus de 65 ans, habitants du 4ème arrondissement, demandeurs d'emploi, intermittents du spectacle, associations et groupes de 10 personnes minimum, sur présentation d'un justificatif
  • Auteur : Jean-Baptiste Navarrete
  • Mise en scène : Jean-Baptiste Navarrete
  • Distribution : En alternance Jean Baptiste Navarrete ou Simon Draï, Léa Protais-Baumer, Chloé Dufresne, Amira Hadzic, Jules Jorda, Christophe Rogault et Loïc Lacoua
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