Rembrandt sous l’escalier

Un fils, Rembrandt, peintre adulé puis décrié. Un père sous l’escalier. Dans ce clair obscur se noue un échange puissant au rythme du violon.

Au XVIIe siècle, Rembrandt, jeune peintre solitaire et amant fougueux, devient un génie adulé puis décrié. Il rejoint secrètement son père sous l’escalier. Dans le clair obscur, deux êtres de chair et de sang se révèlent, au son du violon. Un écho au tableau du maître « le philosophe en méditation ».

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Ils en parlent...

L’autrice connaît bien son sujet, puisqu’elle est historienne de l’art et a déjà publié un livre sur Rosa Bonheur et un autre sur Georges de la Tour. La pièce est remplie d’anecdotes et de références à l’œuvre iconique de Rembrandt. Un spectacle intimiste, bouleversant, esthétique et tout en clair-obscur, magnifié par un amour des mots et de l’art. De quoi avoir envie de se replonger dans l’œuvre de Rembrandt, à l’aune des éclaircissements qu’on y aura vu et entendu.
Avec beaucoup de finesse, Elsa Saladin, la metteuse en scène, anime ce qui n'aurait pu être qu'une lecture statique. On n'a absolument jamais ce sentiment. On apprendra beaucoup de choses sur cet immense génie qu'était Rembrandt. En sortant de "Rembrandt sous l'escalier", on sera impatient de retourner au Louvre faire face à ses autoportraits si empreints de cette philosophie de vie qu'il partageait avec son père et que la pièce retranscrit si bien. Mention aux deux comédiens pour leur sobriété et à leur partenaire pour la pureté de ses interventions musicales.
Cette nouvelle création de la compagnie Étoile et Cie dresse un portrait émouvant du célébrissime peintre néerlandais du XVIIe siècle. Les comédiens semblent se détacher fantastiquement d’une scène plongée dans la semi-obscurité. L’action scénique tient à sous-tendre, par un accompagnement musical, les scènes dialoguées entre Rembrandt et son père, ce qui produit une sorte d’enchantement qui situe l’action déroulée entre songe et réalité. Rembrandt sous l’escalier est une création attrayante amplement réussie. Elle a tous les atouts pour séduire les spectateurs : le spectacle s’impose à notre attention comme un retour narratif méditatif sur soi-même sans aucune dimension moralisatrice. On se laisse entraîner aussi bien par le jeu des comédiens que par une atmosphère énigmatique qui s’en dégage irrésistiblement.
Ceux qui ressentent un coup de cœur à la seule vue d’un tableau, comprendront celui de Barbara Lecompte pour le Philosophe en méditation de Rembrandt. Au centre de la scène, un escalier. Un homme est assis à son côté… Cette mise en abîme permet d’imaginer les relations intimes entre un père et son fils. Éric Belkheir et Christophe Delessart les incarnent brillamment. Les deuils, la boisson... le père l’assiste jusqu’au bout. La mise en scène y pourvoit au son du violon de Consuelo Lepauw qui suggère avec talent l’entourage de Rembrandt, tandis que les lumières font la part belle au clair-obscur cher au peintre. Un très joli moment. 
Elsa Saladin met subtilement en scène Rembrandt sous l'escalier d'après le texte de Barbara Lecompte. Poétique et instructif. Les tableaux de la vie de Rembrandt se succèdent dans un intéressant dialogue entre le peintre et son père, ponctué par le chant du violon, grâce incarnée des deux femmes muses de l'artiste par la musicienne Consuelo Lepauw. Mêlant rigoureusement fiction et repères historiques le texte est parfaitement interprété par les deux acteurs virevoltants Eric Belkheir et Christophe Delessart.  
Une atmosphère intimiste, une méditation sur l’art, sur les hommes et leur ingratitude,  traduite dans des dialogues vivants où l’on sent bon la “ripaille“ au temps de la Renaissance. La relation entre deux artistes, père-fils, animés par la même passion et un amour mutuel.      L‘omniprésence de l’artiste sur scène, en la personne de Rembrandt lui-même, joué  à la perfection par un Christophe Delessart, qui ressemble comme deux gouttes de peinture à son modèle, à un clair-obscur près. Quelle puissance, quelle diction ! Delessart est lumineux et Consuelo Lepauw, au violon, est doublement charmante dans la peau (sans voix) des deux femmes du maître.
L'Essaïon nous propose une pièce qui relate la vie de Rembrandt. On passe un bon moment et on apprend beaucoup par ce spectacle au contenu hautement culturel. Un compliment aux trois acteurs, à la musique et à une bonne mise en scène. Spectacle à ne pas manquer en ce printemps frileux.  
Laissez-vous transporter par les mots qui dévoileront toute la beauté du « Philosophe en méditation » et tous les mystères qui l'entourent. La mise en scène insiste sur la dimension musicale, artistique de Rembrandt. On se sent forcément concerné par la manière dont Rembrandt est incarné.  
 Un bonheur. Le dialogue père-fils domine le geste dramatique. Duo fait de tendresse et d’échange. Christophe Delessart porte la pièce. La mise en scène, la lumière, les costumes contribuent à notre voyage dans le temps. La violoniste finit de construire le plaisir du spectateur. Un beau moment  
Rembrandt sous l’escalier à l’Essaïon théâtre : Christophe Delessart s’appuie à nouveau sur l’équipe Elsa Saladin – Johanna Boyer-Dilolo pour incarner avec talent Rembrandt dans la vie que lui a imaginée Barbara Lecompte. Une vie passionnante et chaotique, un beau moment de théâtre. - Guillaume d’Azemar de Fabregues
 Quelle belle leçon d’art à travers les tableaux les plus célèbres  de Rembrandt ! Les comédiens excellents dans un dialogue entre le père, Éric Belkheir et son fils artiste, Christophe Delessart, le tout au son du violon de Consuelo Lepauw. À écouter et voir, sans tarder.
 Un spectacle remarquable, qui nous fait vibrer d’émotions esthétiques, plastiques et textuelles ! L'auteure nous livre un récit somptueux. Un dialogue rythmé, puissant, authentique et sans concession entre Rembrandt et son père. Les trois interprètes sont extraordinaires d’intensité dramatique.
"Le cabinet de curiosités du vieux maître Attise les envies avant de disparaître. Au «Théâtre Essaïon», l’âme de l’escalier Franchit en toute humilité tous les paliers."   
RESERVER
  • Du 25 mars au 11 juin 2024
  • Les lundis et mardis
  • à 19h
  • Relâche Le 26 mars 2024
  • Théâtre contemporain
  • TOUT PUBLIC- A partir de 12 ans
  • Durée : 75 mn
  • Tarif plein : 25 €
  • Tarif réduit * : 18 €
  • Tarif enfant ** : 12 €
  • * pour les moins de 26 ans, étudiants, plus de 65 ans, habitants du 4ème arrondissement, demandeurs d'emploi, intermittents du spectacle, associations et groupes de 10 personnes minimum, sur présentation d'un justificatif ** Pour les moins de 16 ans
  • Auteur : Barbara Lecompte
  • Mise en scène : Elsa Saladin
  • Distribution : Eric Belkheir, Christophe Delessart, Consuelo Lepauw (violon)
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