François RABELAIS Portrait d'un homme qui n'a pas souvent dormi tranquille

Rabelais, menacé par la Sorbonne, doit s’enfuir, s'il veut continuer par ses écrits, à pourfendre l’hypocrisie et la bêtise, sous le couvert de son humour … 

L’an 1546 à Paris : Dolet, l’éditeur de Gargantua et Pantagruel, vient de périr sur le bûcher. Rabelais, menacé, poursuivi par la Sorbonne, doit s’enfuir, s'il veut continuer par ses écrits, à pourfendre l’hypocrisie et la bêtise, sous le couvert de son humour … Il trouve refuge chez son protecteur l’évêque Du Bellay.  Portrait du grand médecin, précurseur de l’hygiène et des bienfaits du rire. Un auteur prêt à risquer sa vie pour défendre la liberté de pensée et d’expression.

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Ils en parlent...

Avec pas mal d’humour, voilà un hymne à la liberté d’être et de penser.

« Une leçon d'actualité à laquelle les deux comédiens offrent le grand rire complice qui les soulève et nous soulève. Car le rire est le propre de l'homme, n'en déplaise à tous ceux qui voudraient le tarir. Un moment roboratif et vraiment salutaire. »

https://www.spectacles-selection.com/archives/theatre/fiche_thea_F/francois-rabelais.html

Un spectacle à voir d’urgence, en ces temps maussades, car comme le répète Rabelais : « rire est le propre de l’homme ». 

https://lagrandeparade.com/l-entree-des-artistes/theatre/5085-rabelais-au-th%C3%A9%C3%A2tre-un-souffle-de-libert%C3%A9-salutaire.html

Rabelaisien, mais pas seulement.
« François Rabelais » est un spectacle plein d’humour, un cours d’histoire, une performance d’acteur de la part du second rôle, une gourmandise linguistique et une incarnation aussi crédible qu’inattendue du rôle-titre. Rien que cela !
Celui que l’on présente comme un auteur dont le nom a inspiré un qualificatif – ce qui n’est qu’un juste retour des choses envers l’inventeur de mots qu’il fut – était bien plus que cela.
Notamment un homme qui vécut dans la tribulation perpétuelle, en butte qu’il fut à la Sorbonne et aux théologiens.
En voyant la scène avec l’un de ces derniers, l’on pense immédiatement à celle du film « Galilée » qui le montre face à ses accusateurs. Quant à celle en compagnie du cardinal du Bellay, c’est un bijou d’espièglerie complice. Le souci de la mise en scène était de manifester le fait qu’il fut sans cesse en cavale et à la recherche d’un puissant protecteur, et c’est parfaitement ce que l’on ressent.
Si le critère d’une bonne pièce est d’enseigner en même temps que de dérider, celle-là est assurément excellente !
Pierre FRANÇOIS

La mise en scène de Jean-Pierre Andreani , le jeu éblouissant et plein d’imagination de Philippe Bertin et Michel Laliberté, surprend le spectateur et l’attache à ce Rabelais en fuite. Spectacle à ne pas rater.

“François Rabelais, portrait d’un homme qui n’a pas souvent dormi tranquille », est un formidable moment de théâtre qui nous invite à redécouvrir cet auteur pionnier de la philosophie humaniste, dont on connaît peu l’existence, malgré sa postérité. Son destin exceptionnel  offre une riche réflexion sur les dérives totalitaires du fanatisme religieux, prompt à censurer tous azimut ce qui va à l’encontre de sa chapelle de pensée.

Au-delà de cette fresque réussie de la vie de François Rabelais jouée par deux empêcheurs de danser en rond et trouble-fête farceurs, on reste saisi par la modernité de l’œuvre et des valeurs défendues par Rabelais. Philippe Bertin incarne tout en nuances le personnage de Rabelais avec une conviction non exempte de drôlerie et d’humour tandis que Michel Laliberté se fait caméléon incarnant tous les rôles, y compris celui de Marguerite de Navarre, avec une verdeur réjouissante et salutaire.

Ce spectacle vient à point nommé nous rappeler que le populaire et le savant ont à voir ensemble et que l'esprit critique, la tolérance et la curiosité sont les aiguillons du bien vivre en société.  

http://www.arts-chipels.fr/2022/02/francois-rabelais-portrait-d-un-homme-qui-n-a-pas-souvent-dormi-tranquille.quand-la-langue-francaise-s-inventait-et-reinventait-le-m

Grâce à un habile montage entre biographie et plongée dans la langue savoureuse de Gargantua et Pantagruel, nous suivons les pérégrinations de ce moine, écrivain et médecin. Les deux acteurs nous font entendre un rire de résistance que ce médecin de l’âme prescrit contre la bêtise et l’ignorance. En bref, ce spectacle d’une heure quinze bien construit, nous incite à revenir aux sources. 

Jean-Pierre Andréani s’est lancé dans une pièce où il réussit à la fois à évoquer la vie de ce monument national qu’est Rabelais et à faire entendre des extraits de son œuvre. Deux acteurs jouent tous les rôles. Une pièce qui nous offre le plaisir de rencontrer ce fugitif que fut condamné à être Rabelais et surtout de rire et s’étourdir de sa capacité à inventer mots et personnages hors du commun

https://cultures.blog.snes.edu/publications-editions-culture/culture/actualite-theatrale/francois-rabelais-portrait-dun-homme-qui-na-pas-souvent-dormi-tranquille/

 

"...Très adroitement, Philippe Sabres et Jean-Pierre Andréani ont conçu une pièce pour deux acteurs. La mise en scène d’Andréani cultive un rythme rapide et noue sans cesse un fort rapport entre les deux personnages en présence. Philippe Bertin incarne Rabelais avec une belle vivacité et une grande capacité à sauter de l’intériorité à une expression explosive. Il a aussi une présence très personnelle dans les silences et l’attention portée à ce qui passe en dehors de sa propre partition. Michel Laliberté endosse plusieurs rôles. Il le fait avec une puissance, une gaillardise et une gourmandise tout à fait séduisantes...." Gilles Costaz

Article complet

Dans cette pièce astucieuse, passionnante sur le fond et permettant par sa forme
d'entendre de savoureux extraits de l'oeuvre rabelaisienne, on comprend mieux
l'importance de Rabelais dans l'histoire littéraire et le courage qu'il lui a fallu pour
poursuivre son œuvre.

Le "François Rabelais" de Jean-Pierre Andréani et de Philippe Sabres (pseudonyme de
Philippe Bertin) rend un bel hommage à l'écrivain et, réussite suprême, donne envie, une
fois qu'on s'est levé de son siège, de rentrer chez soi pour le relire.

 

  • Du 21 janvier au 02 avril 2022:
  • les vendredis et samedis 19h15 jusqu'au 05 mars
  • puis
  • les jeudis, vendredis, samedis du 10 au 31 mars à 19h15
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 70 minutes
  • Tarif plein : 25 €
  • Tarif réduit * : 18 €
  • * pour les moins de 26 ans, étudiants, plus de 65 ans, habitants du 4ème arrondissement, demandeurs d'emploi, intermittents du spectacle, associations et groupes de 10 personnes minimum, sur présentation d'un justificatif
  • Auteur : Philippe Sabres et Jean-Pierre Andréani
  • Mise en scène : Jean-Pierre Andréani
  • Distribution : Philippe Bertin, Michel Laliberté
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